Les troubles Digestifs : Quels sont les dérèglements liés au stress digestifs ?
Ballonnements, brûlures, pesanteur gastrique, troubles du transit de type diarrhées ou constipation, nausées, reflux, etc. Les troubles digestifs sont nombreux, variés, fréquents, mais quand même souvent bénins. Un sénégalais sur trois en souffre périodiquement.
D’un point de vue économique, ces pathologies sont responsables de dépenses importantes directes : médicaments, examens, hospitalisation, et indirectes allant de l’arrêt de travail à la perte de la productivité.
Quels sont les dérèglements liés au stress digestif ?
La maintenance des éléments de l appareil digestif, tube digestif et glandes digestives, ainsi que l’assurance de la fonction digestive qui leur incombe sont gérées, totalement en dehors de notre conscience, par le système nerveux autonome appelé aussi système nerveux végétatif et qui est, en quelque sorte, « le mécano de l’organisme ». Ce système nerveux reconnaît deux composantes : l’une est accélératrice du fonctionnement du système digestif, l’autre au contraire a tendance à le ralentir.
Normalement ces deux composantes agissent en harmonie pour régler l’alternance des périodes de travail et de repos de l’appareil digestif.
Le dégèlement de cette belle mécanique va entraîner des situations qui peuvent aller du trop au trop peu :
Dans certains cas il va se produire un dérèglement, plus ou moins localisé et plus ou moins temporaire, de l’appareil digestif en « hyperfonctionnement », aboutissant à : reflux gastro oesophagien, brûlures d’estomac, crise de foie, colite spasmodique, épisode diarrhéique…
Dans d’autres cas il va se produire un même type de dérèglement mais en « hypofonctionnement » aboutissant à : atonie gastrique, digestion difficile, insuffisance biliaire, constipation…
Bien entendu ces deux types de troubles pourront s’alterner, changer de localisation, voir disparaître temporairement, chez un même individu.
Topographiquement, on peut diviser l’appareil digestif en trois étages : gastro-oesophgien, bilio-pancréatique et colo-intestinal.
A chacun de ces trois étages on pourra retrouver des TDF classés aussi bien en hyper qu’en hypofonctionnement.
Quelles sont les particularités de ces troubles ?
Le caractère fonctionnel des troubles digestifs qui nous intéressent ici leur confère des caractéristiques particulières ; avant de les préciser, il convient de définir ce qu’est le stade fonctionnel d’une maladie.
Notons que lorsqu’elle s’exprime une maladie n’arrive pas immédiatement à son maximum mais suit une progression que l’on peut découper un peu artificiellement, en deux stades :
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Le stade de maladie fonctionnelle. A ce stade la maladie existe et elle est ressentie en tant que telle, mais correspond simplement au dérèglement d’une fonction, lequel dérèglement est encore compensable par les moyens de régulation naturelle de l’organisme. Rapportés à l’estomac, il s’agira par exemple de simples brûlures d’estomac disparaissant avec des séances de relaxation. A ce stade il s’agit de dérèglements de la fonction digestive, accessibles aux médecines alternatives et thérapies non médicamenteuses.
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Le stade me maladie lésionnelle. Dans ce cas il existe une atteinte lésionnelle visible mesurable d’un organe ou d’un appareil. En reprenant notre exemple de l’estomac il s’agira à ce stade d’un ulcère d’estomac visible à la radio. Bien entendu ces stades sont en continuité l’un avec l’autre et tous les intermédiaires sont possibles ; certains distinguent même d’ailleurs un stade intermédiaire « micro lésionnel », correspondant à une lésion au tout début ; pour l’estomac par exemple il pourra s’agir d’une gastrite inflammatoire intermédiaire entre la brûlures d’estomac et la constitution d’un ulcère. Ace stade il s’agit de maladies de l’appareil digestif, justiciables de traitement d’allopathie classique.
Quelles sont les spécificités des troubles digestifs fonctionnels (TDF) ?
Les troubles digestifs ont une définition très précise, qui a été déterminé à un congrès international de médecine qui s’est tenu à Rome en 2000 ; ils sont définis comme suit :
« Pathologiquement bénignes chroniques, cliniquement polymorphes, correspondant à des troubles de la motricité ou de la sensibilité d’un ou de plusieurs organes du tube digestif, sans lésion organique identifiable. »
Comment se manifestent ces troubles digestifs ?
Les signes concernant les troubles digestifs sont multiples et variés. De manière à en avoir une vue claire et cohérente nous les diviserons, comme il est d’usage en médecine, en trois catégories :
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Les signes dits fonctionnels, c'est-à-dire ceux qui sont ressentis par le patient, et qui sont directement accessibles par l’interrogatoire : la douleur en est l’exemple le plus frappant.
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Les signes dits généraux, c'est-à-dire ceux qui témoignent d’un retentissement de la maladie sur l’état général : la perte de poids est très représentative.
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Les signes dits physiques c'est-à-dire ceux qui sont accessibles à l’examen à l’examen médical, dont nous ne retiendront que les signes extériorisés c'est-à-dire accessibles à la vue, au toucher, à l’oreille : les rejets organiques sont les plus immédiats.
Quelques conseils pour atténuer ces troubles !
Mangez modérément. Les acides digestifs montent dans l’œsophage lorsque l’estomac est trop plein. Ainsi, manger lorsqu’on a déjà l’estomac plein, fait inévitablement remonter encore plus d’acides digestifs dans l’œsophage. Les brûlures d’estomac ont diverses causes, mais si vous n’en souffrez qu’occasionnellement, c’est sans aucun doute parce que, à ces moments-là, vous avez trop mangé, trop vite.
Ne vous étendez pas. Lorsque vous souffrez de brûlures d’estomac, réprimez votre envie de vous étendre, car vous vous mettriez la gravité à dos ! Si vous restez debout, vous empêcherez mieux les acides digestifs de remonter dans l’œsophage. L’eau ne remonte pas verticalement, ni d’ailleurs les acides dans l’estomac.
Pour dormir, surélevez la partie supérieure de votre lit de 10 à 15 cm. Vous pouvez le faire en mettant des bouts de bois sous les pieds de votre lit ou sous le matelas. Endormant sur un lit incliné, vous souffrirez moins de brûlures d’estomac.
Prenez un antiacide. En général, un antiacide en vente libre procure un soulagement rapide en cas de brûlures d’estomac occasionnelles. Les meilleurs antiacides sont qui contiennent un mélange d’hydroxyde de magnésium et d’hydroxyde d’aluminium.
Bien que les antiacides ne causent pas d’effets secondaires, il est déconseillé d’en prendre continuellement pendant plus d’un ou deux mois. Ces médicaments sont tellement efficaces qu’ils pourraient masquer une maladie beaucoup plus grave qui nécessite les soins d’un médecin. Beaucoup de plantes médicinales jouent ce rôle, nous en parleront vers la fin.
Modérer votre consommation de caféine. Les boissons contenant de la caféine, comme le café, le thé, le chocolat et certaines boissons gazeuses, peuvent irriter encore d’avantage les parois de l’œsophage. De plus, la caféine détend le sphincter de l’œsophage
Surveillez votre tour de table. On peut comparer l’estomac à un tube de dentifrice. Si vous pressez le tube au milieu, une certaine quantité de dentifrice montera dans la partie supérieure du tube. Or, un bourrelet de graisse autour de la taille presse l’estomac un peu comme vos doigts pressent un tube de dentifrice et fait remonter des acides dans l’estomac.
Evitez les plats épicés. Les piments forts et tous leurs parents épicés nous semblent peut-être les substances les plus susceptibles de causer des brûlures d’estomac, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Certains supportent ces aliments épicés.
Prenez l’habitude de ne pas dîner trop tard. Ne mangez jamais moins de deux heures et demie avant de vous coucher. Avec la gravité, l’estomac trop plein fera inévitablement remonter des acides dans l’estomac.
Source : www.sambamara.com